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LES FRERES MARISTES

29/03/2020 
07.05 
 

DONNÉES DE BASE
 
 
 
 
Nous, Frères Maristes, sommes des religieux consacrés à Dieu et nous suivons Jésus à la manière de Marie. Nous vivons en communauté et nous nous consacrons spécialement à l'éducation des enfants et des jeunes, avec une préférence pour ceux qui sont les plus négligés.  
 
Nous sommes plus de 4.300 frères, dispersés dans 76 pays sur cinq continents. Nous partageons notre tâche de manière directe avec plus de 40.000 laïcs et nous nous occupons d’environ 500.000 enfants et jeunes.  
Saint Marcellin Champagnat (1789-1840), prêtre français, a fondé l'Institut des Frères Maristes des Écoles en 1817.  
 
L'itinéraire mariste comprend les étapes suivantes : nous discernons notre vocation, nous postulons l'entrée dans une communauté de formation, nous vivons un temps de noviciat qui aboutit à la profession des vœux ou à un engagement. Ensuite, nous entreprenons une période de formation académique pour nous préparer à nos tâches futures, puis nous débutons de manière directe notre apostolat auprès des enfants et des jeunes dans les plus diverses situations, conscients que notre service est d’une valeur inestimable.  
 
IL NOUS FAUT DES FRERES ET DES SŒURS
 
 
Marcellin Champagnat, conscient de ce dont la jeunesse manquait, et assailli par de nombreuses demandes qui lui venaient de partout, en vient à s'écrier: “Il nous faut des frères”.  
 
Aujourd'hui, dans un nouveau contexte social et ecclésial, mais avec les mêmes urgences, Marcellin répéterait son vœu et l'élargirait: “Il nous faut des frères et des sœurs, des hommes et des femmes, des religieux et des laïcs, des professeurs, des animateurs de groupes des coopérants… qui veulent vivre un projet de fraternité”.  
 
Cet impératif de Marcellin reprend les paroles de Jésus: “La moisson est grande et les ouvriers peu nombreux. Priez le maître d'envoyer des ouvriers à sa moisson”. 
 
LES YEUX OUVERTS
 
 
Comme Marie, Marcellin gardait les yeux ouverts sur le monde. Marie a vu que sa cousine Elisabeth était dans le besoin; elle a compris l'embarras d'un couple de jeunes mariés à Cana. Aujourd'hui, nous, hommes et femmes qui voulons marcher sur les traces de Marcellin, nous gardons les yeux ouverts sur les réalités qui nous entourent. Quand les visages d'enfants et de jeunes, quand les souffrances des pauvres et des abandonnés frappent les yeux d'une personne attentive et sensible, elle ne peut plus rester indifférente. Pour un cœur généreux, il y a toujours une réponse. L'école a été historiquement notre option principale, mais nous portons aujourd'hui notre regard vers de nouveaux problèmes: les enfants des rues, les victimes de la drogue, la grande pauvreté… Pour répondre à tant de situations difficiles, il nous faut des frères et des sœurs, des hommes et des femmes, des religieux et des laïcs. 
 
LA PASSION DU ROYAUME
 
 
Marcellin était un passionné du Royaume de Dieu. Il avait compris que le projet de Dieu était le bien de l'homme et de la femme. C'était un mystique actif. Il avait la conviction que “Aimer Dieu et s'efforcer de le faire connaître et aimer doit être le but essentiel de la vie d'un frère”. La pédagogie et la psychologie sont indispensables si l'on veut servir les jeunes, mais elles ne suffisent pas. Marcellin communiqua aux premiers frères sa passion pour le Royaume de Dieu. Dans la mesure où ils veulent vivre l'esprit de Marcellin, les éducateurs et éducatrices, les animateurs de groupes, les membres du Mouvement Champagnat s'engagent avec passion pour l'avènement du Royaume. Tous sont précieux et sont un don pour notre Institut, pour l'Eglise et pour le monde d'aujourd'hui..  
 
SPIRITUALITE APOSTOLIQUE
 
 
Vivre à la manière de Marie, la Bonne Mère. La devise de Marcellin nous le rappelle: “Tout à Jésus par Marie, tout à Marie pour Jésus”. Marie joue dans l'histoire du salut un rôle essentiel, mais elle n'est pas le personnage principal. Comme on dit au théâtre: “Il n'y a pas de petits rôles, mais plutôt de petits acteurs”. La simplicité et la discrétion, la proximité, la présence sont sa vie de tous les jours. S'engager pour le projet de Marcellin à la manière de Marie signifie collaborer sans occuper la première place, porter le monde à Dieu, avoir l'esprit de service, maintenir de cordiales relations. Les attitudes de ceux qui partagent le projet de Marcellin doivent être le reflet de la spiritualité de Marie. 
 
SOLIDAIRES DES PAUVRES
 
 
Marcellin rompt avec les schémas de son époque quand il s'efforce d'arriver à l'égalité des chances: “Il comprend l'urgente nécessité de créer une congrégation qui puisse donner aux enfants des campagnes, et à moindre coût, la bonne éducation que d'autres donnent aux enfants des villes”. Le dernier Chapitre général affirme: “Nous nous sentons appelés à mettre l'accent sur la solidarité comme dimension essentielle de notre éducation et à mettre nos œuvres au service des pauvres. Nous nous sentons appelés à revivre “l'expérience du jeune Montagne “par fidélité au Christ et au Fondateur, à éveiller la solidarité et à évangéliser”. 
 
PARTAGE DE LA MISSION
 
 
Les charismes des fondateurs ont toujours été considérés comme des dons pour les instituts qu'ils ont fondés. Aujourd'hui, dans une nouvelle vision de l'Eglise, les charismes sont considérés comme des dons pour toute l'Eglise. La spiritualité et la mission de Marcellin ne sont pas la propriété exclusive des frères, mais elles sont proposées à tous ceux, hommes et femmes, qui veulent concrétiser dans leur vie les valeurs maristes, qui veulent participer, chacun à sa place, au projet qui a inspiré Marcellin. Les frères ont une vocation particulière, mais ils partagent aujourd'hui leur spiritualité et leur mission avec de nombreux jeunes éducateurs, avec des professeurs, avec le Mouvement Champagnat de la Famille Mariste, avec tant d'autres qui voient dans le projet de Marcellin une invitation à réaliser leur propre croissance humaine et spirituelle. 
 
REFONDER L’HERITAGE
 
 
Marcellin nous a légué un héritage. Il ne suffit pas de le conserver. Il faut l'actualiser et refonder continuellement l'Institut pour donner des réponses aux problèmes d'aujourd'hui, selon l'esprit de Champagnat. Le Fr. Benito nous rappelle dans sa circulaire: “Avancer sereinement, mais sans tarder”: “Refonder, c'est réorienter effectivement l'Institut dans la ligne des intuitions et des intentions du Fondateur, au début de la Congrégation”. 
Marcellin est profondément convaincu de la valeur de la vocation de frère: “Comme votre tâche est importante! Qu'elle et sublime!”, écrit-il au Fr. Barthélémy. A chaque époque de l'histoire, nous devons lire les signes des temps pour découvrir la manière d'inspirer aux jeunes l'amour de Dieu et pour les libérer des problèmes qui les tenaillent et les empêchent d'arriver à la plénitude de leur être. Aujourd'hui, dans le monde de l'enfance et de la jeunesse, il est possible et cela vaut la peine d'être mariste, frère ou laïc, et de consacrer toute sa vie au service de cette jeunesse. C'est ce que comprennent tous ceux qui, en réactualisant les intuitions de Marcellin, refondent l'Institut mariste. 
 
DEPLACEMENTS VERS LES ZONES DE “FRONTIERES”
 
Les constitutions nous disent: “Nous rejoignons les jeunes là où ils sont. Nous allons avec hardiesse dans des milieux, peut-être inexplorés, où l'attente du Christ se révèle dans la pauvreté matérielle et spirituelle”. Nous qui voulons suivre Marcellin, nous devons avoir l'audace de vivre dans des “zones de frontières” où la présence de l'Evangile n'est pas facilement accessible aux jeunes. Dans de nombreux points de l'Institut, on est en train de faire un discernement pour détecter les besoins fondamentaux des jeunes. Les nouvelles présences se font sur ces critères. Les frères partagent ces préoccupations avec les laïcs et conduisent l'action avec eux.  
 
REVES ET REALITE
 
 
Nous sommes conscients de nos limites: des œuvres qui n'ont pas pour priorité les pauvres, le manque de vocations dans certains pays, la difficulté d'atteindre le monde des jeunes, l'inculturation insuffisante de certaines communautés, les relations en communion avec les laïcs encore insuffisantes, le manque de passion pour l'Evangile et pour le Royaume de Dieu, la difficulté à construire et à vivre un autre style communautaire. La réalité nous montre l'évidente distance entre nos rêves et cette même réalité. Si c'était là notre unique point de référence, cela suffirait à nous décourager. Nous posons la même question que Marie: “Comment cela se fera-t-il?”. La réponse de l'ange garde toute son actualité: “C'est impossible pour les hommes, mais c'est possible pour Dieu”. Ne pas voir la distance entre le rêve et la réalité, ce serait fermer les yeux et nous installer dans le conformisme. Nous décourager, ce serait perdre confiance en la force et en la puissance du Seigneur. Nous efforcer d'avancer concrètement dans la ligne du charisme de Marcellin, c'est notre défi et notre responsabilité. 
 
 
 
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Modifié en dernier lieu le 17.06.2006
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